Boire le calice…
Dur, dur ! A Colombes-Gennevillier-Villeneuve-la-Garenne (1re circonsciption des Hauts-de-Seine), nous avons raté le siège de peu (pour les étourdis ou les nouveaux, quand je dis nous, je parle des socialistes). Sur Colombes-Asnières (2eme circonscription), c'est bien mieux. Michèle Etcheberry est au second tour (bravo ) face à Aeschlimann qui fait quand même 47 % (Aeschlimann, la sangsue du tribunal de Nanterre, l'homme qui a servi de modèle à Racine pour sa seule comédie, Les Plaideurs. Les gens sont bizarres, je vous jure !) et conserve donc toutes ses chances de l'emporter... si les électeurs de gauche se déplacent. Vous habitez dans le coin ? Faites donc une petite visite au bureau de vote dimanche entre 8 h et 20 h, histoire de remettre les pendules à l'heure. Sur la 1re circonscription, nous échouons donc d’un peu plus de 800 voix en fait (sur 30 000 suffrages exprimés). Philippe Sarre, arrive donc en troisième position derrière le candidat communiste et, logiquement, s’est désisté. Ses 7 092 électeurs – plus les quelques milliers qui ne se sont pas déplacés et qui avaient voté Ségolène Royal au second tour de la présidentielle - doivent maintenant préparer leur emploi du temps de dimanche prochain.
Personnellement, au vu de la campagne menée sur la circonscription par les communistes et de leurs idées d’avant hier, ma première réaction a été de voter blanc. Où même d'aller à la pêche.
Et puis bon, j'ai jamais franchement aimé la pêche.
Et puis bon, j'ai jamais voté blanc.
Et puis, bon, si tout le monde fait comme ça, on va avoir un député UMP de plus à l’Assemblée. Et franchement, on n’a pas besoin de ça. J’ai l’impression qu’ils vont être tellement nombreux qu’ils pourront pas tous rentrer (quand j’ai vu les résultats, j’ai même cru un moment qu’on avait augmenté le nombre de députés sans me prévenir).
Et puis bon, vous savez comme c’est. Les communistes, c’est un peu comme les vieilles traditions débiles (le muguet porte-bonheur, marié ou pendu dans l’année, Mireille Mathieu…) : elles énervent… mais on y est attaché.
Il sera donc dit que cette année, je boirais le calice jusqu’à la lie. Dimanche, j’irai donc voter communiste. Mais j’ai déjà connu bien pire. Avant, j’habitais à Puteaux, là-bas, y’à même pas de second tour !
Une précision: Philippe Sarre ne s'est pas désisté.
Il n'avait pas assez de voix pour se maintenir au deuxième tour. La nuance est la, et elle est importante.
Rédigé par: Mahout | le 09/07/2007 à 11:00