Voilà, c’est fini
Ce matin, ma mère est morte. Ces mots lus ailleurs prennent un tout autre sens aujourd’hui. Voilà c’est fini. Plus de maman. Plus de modèle. Plus d’approbations. Plus de réprobations. Même si celles-ci, avec l’age, sont devenues évidemment moins courantes, elles jouaient encore leur rôle. Aujourd’hui, le fil est rompu. C’est un peu con à 43 ans de se sentir perdu. Comme un môme.
Il ne reste que les souvenirs, la mémoire. Pour longtemps. C’est une drôle d’occasion pour reprendre le clavier. Mais je ne vois pas comment faire autrement. Faire vivre encore un peu. Partager ce qu’elle était…
Et puis, je lui avais déjà écrit une lettre ouverte par l’intermédiaire de ce blog. Quand je lui avais lu la lettre, elle avait souri. D’un sourire dans lequel j’ai lu de la fierté. Une fierté de mère, une fierté qui me disait quelque part que j’étais sur une bonne route. D’un sourire amusé aussi, qui signifiait clairement que celui qui influencerait son vote n’était pas encore né. Elle n’avait ponctué ce sourire que d’un « C’est bien écrit ! », étonnée et heureuse. Dont je me suis évidemment délecté sans chercher à entrer dans une polémique sur le fond, forcément stérile.
Sur son lit d’hôpital, après les élections municipales, elle souriait encore. Très affaiblie déjà, elle m’avait dit : « Oui je sais, tu es maire. » C’était très exagéré. Mais elle semblait trouver cela normal. Là, c’est moi qui ai souri. D’un sourire amusé et triste à la fois.
Quand je lui ai dit, il y a quelques semaines, qu’elle avait été la plus merveilleuse des mamans elle m’avait rétorqué, presque offusquée : « Il ne faut rien exagérer quand même ». C’est la dernière phrase véritablement audible que j’ai entendue de sa bouche. Modeste, comme toujours. Presque trop. Mais un testament qui en vaut beaucoup d'autres.
Voilà, c’est fini. Mais il me faut encore crier à tous ceux qui m’attribuent quelques qualités, ou quelques mérites, que c’est à elle que je les dois. Merci maman.
Il n'y a pas d'âge pour perdre sa mère et votre expérience doulureuse me le rappelle. Lorsque ma mère est morte je me suis dit que mes enfants ne verront jamais leurs mamies( mon épouse aussi est orpheline, mais depuis l'âge de 8 ans), je sais que cela ne va pas vous consoler mais votre enfants et sa mamie auront fait connaissance, une transmission de témoin a eu lieu et c'est très important pour chacun.
Vous le dîtes si bien, votre mère est encore parmi nous à travers ce que vous êtes et qui transparait dans vos"mérites" et "qualités".
Mes plus sincères condoléances à vous Claudio même si on ne se connaît pas, la douleur et le rire sont universelle.
Rédigé par: ahmed Beribeche | le 04/06/2008 à 22:59
Il n'y a pas d'âge pour perdre sa mère et votre expérience doulureuse me le rappelle. Lorsque ma mère est morte je me suis dit que mes enfants ne verront jamais leurs mamies( mon épouse aussi est orpheline, mais depuis l'âge de 8 ans), je sais que cela ne va pas vous consoler mais votre enfants et sa mamie auront fait connaissance, une transmission de témoin a eu lieu et c'est très important pour chacun.
Vous le dîtes si bien, votre mère est encore parmi nous à travers ce que vous êtes et qui transparait dans vos"mérites" et "qualités".
Mes plus sincères condoléances à vous Claudio même si on ne se connaît pas, la douleur et le rire sont universelle.
Rédigé par: ahmed Beribeche | le 04/06/2008 à 22:59